Une absence non autorisée est un manquement professionnel
Les 19 et 22 juillet, la femme s’absente sans autorisation pour des examens médicaux alors que la maire lui a expressément demandé de les solliciter préalablement par courriel du 20 juillet. Elle y voit un manquement à son obligation d’obéissance hiérarchique, qui ne cède que devant un ordre manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public (article L. 121-10 du code).
Pour l’adjointe, au contraire, elle n’avait pas à faire signer de demandes d’autorisation d’absence. Mais ces autorisations, même pour se rendre à une consultation médicale, ne constituent pas un droit pour les agents et elle ne pouvait pas s’affranchir de la demande de l’élue, l’ordre donné ne rentrant pas dans les hypothèses imposant un devoir de désobéissance.
La fonctionnaire oppose également le ton comminatoire avec lequel la maire lui a recommandé, dans un courriel du 16 juillet, de ne plus oublier de l’avertir au préalable de ses absences. Pour la cour, ce rappel à l’ordre, même vigoureux, ne constitue pas, en lui-même, une sanction qui n’aurait pas été prévue par le code.
CAA Marseille n° 24MA00550 du 11 juin 2025.
Pierre-Yves Blanchard le 24 février 2026 - n°1939 de La Lettre de l'Employeur Territorial
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