Des tensions relationnelles ne justifient pas un comportement déplacé
Le 21 octobre 2020, lorsque sa supérieure lui demande de désinfecter une chambre alors qu’elle débute sa pause méridienne, l’aide-soignante se met à crier qu’elle est harcelée et qu’elle va appeler la police, effrayant les patients présents dans une salle attenante, avant de tenter de pousser sa supérieure hors de la salle de pause et de se diriger sans se calmer vers la salle de soins pour tenter d’appeler la police.
Selon elle, cette attitude s’inscrit dans un contexte de harcèlement moral que rien dans l’affaire ne permet d’établir, en dépit d’attestations de collègues dont certaines datent de deux ans, révélant un climat conflictuel au sein de l’unité de soins de longue durée.
Pour le tribunal, ce comportement inadapté caractérise bien un manquement professionnel de la femme de nature à justifier une sanction et, en retenant un blâme, 2e mesure du premier des quatre groupes disciplinaires, la directrice n’a commis aucune erreur d’appréciation.
TA Cergy n° 2302860 centre hospitalier Rives-de-Seine du 5 juin 2025.
Pierre-Yves Blanchard le 24 mars 2026 - n°1943 de La Lettre de l'Employeur Territorial
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