Des propos déplacés à l’égard du maire et un état d’ébriété ne justifient pas une révocation
L’agent présente un état anxio-dépressif réactionnel sévère depuis le 17 décembre 2014, ayant nécessité plusieurs arrêts les 2 années suivantes et une hospitalisation du 25 au 28 février 2015, un mois avant les faits. En outre, il n’est interpellé qu’en raison de son état d’ébriété et s’il a proféré des menaces de mort contre l’élue, c’est lors d’une conversation avec les policiers, alors qu’il se trouve à l’hôpital et lors du trajet de retour vers le commissariat. Enfin, l’arme factice retrouvée lors de son passage à l’hôpital est vide de tout projectile.
À retenir : cet agent n’a fait l’objet d’aucune sanction antérieure et ses évaluations, positives, ont justifié l’attribution de la médaille travail. Sans doute a-t-il tenu en 2014 des propos agressifs et déplacés au DGA des ressources en présence de son assistante, mais ils n’ont donné lieu à aucune sanction. Si les faits pour lesquels l’agent est condamné constituent un manquement grave à ses obligations et peuvent justifier une sanction, une révocation reste disproportionnée.
CAA Versailles n° 18VE01802 M. D du 6 décembre 2019.
Pierre-Yves Blanchard le 23 février 2021 - n°1709 de La Lettre de l'Employeur Territorial
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