L'abandon de poste permet à l'employeur de tirer les conséquences du refus de l'agent de rejoindre le poste qui lui est attribué et de constater la rupture volontaire du lien salarial. Il importe peu que l'agent ait affiché son souhait de maintenir une relation professionnelle, dès lors qu'il refuse de se conformer aux ordres qui lui sont donnés.
Dans une affaire, le directeur général de l'Office national des forêts (ONF) radie des cadres pour abandon de poste, le 21 mars 2008, un chef de district forestier principal de 2ème classe affecté sur un nouveau site de travail le 14 mars 2005, mais qui refuse, dans un courrier du 6 février 2008, de poursuivre ses fonctions, tout en manifestant sa volonté de retrouver son ancienne affectation.
Pour justifier son refus, le fonctionnaires indique qu'il n'a plus les moyens financiers d'assumer les frais de carburant...
Pierre-Yves Blanchard le 20 mars 2012 - n°1297 de La Lettre de l'Employeur Territorial
Source : la documentation juridique en ligne de La Lettre de l'Employeur Territorial n°485 du 20 mars 2012